D’Elephant Man à Westworld : retour en images sur la carrière d’Anthony Hopkins qui a 80 ans !

December 4, 2019 0 By NIKESHOE

En 50 ans de carrière, Sir Anthony Hopkins s’est imposé comme un immense acteur, alignant plusieurs chef-d’oeuvres dans une filmographies riche de plus de 130 rôles au cinéma et à la TV. Hommage en images à celui qui souffle ses 80 bougies.

1. Une des toutes premières apparitions de l'acteur au cinéma, dans le grand film "Le lion en hiver" (1968)
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© Les Acacias

Anthony Hopkins, sa vie, son oeuvre… Voici quelques anecdotes sur le comédien, qui souffle aujourd’hui ses 80 bougies. Happy birthday Anthony  !

– Né d’une mère au foyer et d’un père boulanger le 31 décembre 1937 à Margam, une banlieue de la ville Port Talbot, situé dans le Pays de Galle, Anthony Hopkins était, de son propre aveu, un véritable cancre à l’école : “j’étais stupide, asocial, et ne me mêlait pas avec les autres enfants. Je n’avais aucun cerveau. Je ne savais pas ce que je faisais là. C’est pourquoi je suis devenu acteur”. En réalité, le jeune Anthony développe très tôt un vrai penchant artistique, notamment pour la peinture, le dessin, et le piano. A 15 ans, il a la chance de rencontrer un autre fameux gallois, qui l’encouragera à persévérer dans sa voie artistique : Richard Burton.

– En 1957, il sort diplômé du Royal Welsh College of Music & Drama situé à Cardiff, et après deux ans de service militaire, il emménage à Londres, où il s’inscrit à la Royal Academy of Dramatic Art School. En 1960, il fait ses tous premiers débuts sur les planches au Palace Theatre. En 1965, il est repéré par l’acteur shakespearien par excellence, le grand Laurence Olivier, qui le prend sous son aile. Il le fait ainsi rentrer au Royal National Theatre. Dans ses mémoires, Confessions of an Actor, Laurence Olivier écrivait même : “un nouveau jeune acteur venu dans la compagnie promis à un brillant avenir du nom d’Anthony Hopkins étudiait sous mon autorité, et s’en alla avec le rôle d’Edouard [NDR : Edouard III, de la pièce du même nom signée Shakespeare] comme un chat avec une souris entre les dents”.

– Fatigué de jouer et rejouer les mêmes rôles au théâtre, Anthony Hopkins aspire à incarner des personnages à l’écran. Il fait ainsi ses débuts au cinéma en 1967 dans The White bus, avant d’être véritablement remarqué, un an plus tard, dans Un lion en hiver. En 1977, il incarne le lieutenant colonel Frost, sacrifié dans l’Opération Market Garden reconstituée par Richard Attenborough, dans un film de guerre devenu un grand classique : Un Pont trop loin.

Ci-dessous, la bande-annonce :

Un Pont trop loin Bande-annonce VO

 

– En 1980, il est choisi par David Lynch pour incarner le formidable personnage du Dr. Frederick Treves dans le bouleversant Elephant Man. Des années plus tard, Hopkins avouera avoir écrit une lettre au réalisateur, pour s’excuser de son comportement sur le tournage : “Je lui ai écrit une lettre pour m’excuser de mon comportement sur le tournage du film. J’étais très rebelle et me suis très mal comporté. Il voulait faire trop de prises, et moi je ne pouvais pas les faire. Il était assez distant, et je ne comprenais jamais ce qu’il disait ou voulait, ce qui me rendait particulièrement irritable. Cela fait des années que je ne l’ai pas vu, mais c’est un homme brillant. J’aime beaucoup David”.

Ci-dessous, pour le plaisir de revoir la bande-annonce du film…

Elephant Man Bande-annonce VO

– Sa terrifiante incarnation du tueur cannibale Hannibal Lecter dans le Silence des agneaux est considérée à juste titre comme une des plus grandes compositions jamais faites d’un méchant à l’écran. Sa performance oscarisée fut d’ailleurs classée première du Top 100 dressé par l’American Film Institute dans son palmarès des plus grands méchants de l’Histoire du cinéma, qui n’est pourtant présent que 16 min à l’écran. Pour mieux se glisser dans la peau de son personnage, qui a d’ailleurs glacé le sang de Jodie Foster, Hopkins improvisa et laissa libre court à ses idées, comme par exemple celle de ne jamais cligner des yeux et avoir le regard toujours fixe, la manière de se tenir lors de la première rencontre avec l’agent Clarice Starling, derrière la vitre, etc. “Comment jouez-vous Hannibal Lecter ? Et bien effrayez les gens en ne bougeant pas ! […] Je joue bien les monstres. Je les comprends. Je comprends les hommes fous” glissera-t-il non sans malice plus tard.

Ci-dessous, la première rencontre entre Hannibal Lecter et Clarice Starling…

– Puisque l’on parle plus ou moins d’épouvante, son film de genre préféré est Rosemary’s Baby.

– De manière assez ironique, ce rôle culte lui fut offert alors qu’il jouait dans une pièce de théâtre à Londres, M. Butterfly. Il avait regagné l’Angleterre après avoir passé plusieurs années installées aux Etats-Unis, ayant abandonné l’idée de bâtir sa carrière au pays de l’oncle Sam : “Cette partie de ma vie est terminée, le chapitre est clos” disait-il; “J’imagine que je vais devoir devenir un acteur respectable rôdant dans le coin du West End, et faire quelques rôles respectables pour la BBC pour le reste de mon existence”.

– En 1998, Anthony Hopkins fut l’acteur britannique le mieux payé.

– Le comédien est connu pour sa très grande préparation à ses rôles, et la maîtrise absolue de ses lignes de textes. De son propre aveu, il lui est arrivé de répéter jusqu’à 200 fois ses lignes de dialogues, jusqu’à ce qu’elles lui paraissent les plus naturelles possible, afin qu’il puisse “les dires sans avoir à penser”. C’est d’autant plus méritoire que l’acteur est dyslexique ! Cette méthode de travail lui a d’ailleurs posé des soucis avec des réalisateurs qui ne sont pas toujours très fidèles aux scripts et changeant les dialogues, ou bien lorsque Hopkins demandait trop souvent de refaire des prises.

– Il a été fait Commandeur de l’Ordre de l’empire Britannique en 1987, et anobli par la reine Elizabeth II en 1993, lui conférant le droit de se faire appeler Sir” Anthony Hopkins. Tout en étant citoyen britannique, il obtient la citoyenneté américaine le 12 avril 2000.

– En 1964, il composa une valse, intitulée “And the Waltz Goes on”, mais la laissa durant des années au fond d’un tiroir. Jusqu’à ce que sa femme ne décide de contacter le fameux violoncelliste André Rieu… En 2010 ! Rieu joua avec son orchestre pour la première fois cette valse à Vienne en 2011, en présence naturellement d’Anthony Hopkins et de sa femme. On imagine l’émotion de l’intéressé, lui qui rêvait tout jeune de devenir un jour concertiste piano.

Ci-dessous, la vidéo de cette Première à Vienne :

 

– Il est ou a été très engagé dans des ONG -écologiques en particulier-  et divers groupes philantropiques. Il a par exemple été à la tête d’une structure baptisée RAPt (Rehabilitation for Addicted Prisoners Trust), qui s’occupe des problèmes de réinsertions de détenus ayant une addiction comme l’alcool et / ou la drogue. La première unité opérationnelle de cette association a vu le jour dans la prison de Downview, située en Grande-Bretagne, en 1992. Lui-même a été un ancien alcoolique, jusqu’à ce qu’il cesse de boire à la Noël 1975. Il a d’ailleurs déclaré que la religion et la foi l’avait aussi aidé à combattre son addiction.

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– Il fut quatre fois cité à l’Oscar. En 1992, il remporta l’Oscar du Meilleur acteur pour Le Silence des agneaux. En 1994, il est cité à l’Oscar du Meilleur acteur pour le somptueux Les Vestiges du jour. Deux ans plus tard, il reçoit la même citation, toujours dans la même catégorie, pour sa composition en Nixon chez Oliver Stone. La dernière citation en date remonte à 1998, dans la catégorie du Meilleur second rôle, pour son incarnation de John Quincy Adams, dans Amistad. Il fut également nominé six fois aux Golden Globes depuis 1979 (pour Magic). En 2006, on lui décerna un prestigieux Cecil B. de mille Award. Entre 1969 et 1994, il fut nominé 7 fois aux BAFTA, l’équivalent britannique des Oscars. Il en a remporté trois : le premier en tant que Meilleur acteur en 1972 pour le téléfilm de la BBC Guerre et Paix; le suivant en 1992, toujours dans la même catégorie, pour Le Silence des agneaux. Le dernier en 1994 pour Les vestiges du jour.